Ca fait depuis mars, depuis près de quatre mois que je n'ai plus cliqué de mon index droit sur les mots bleus "Ecrire un nouvel article" en haut à droite. Peut-être parce que mon "Personal Computer" me fait peur, m'alarme, me rend couard, me remplit de crainte, de doute, d'effroi, d'épouvante, de frayeur, d'hantise, d'inquiètude, de lacheté, de trac, de terreur, me fous les pétoches, la frousse, la trouille, et tout ce qui y correspont. Je me sens comme un petit enfant qui ne retrouve pas le chemin de sa maison un 31 octobre. Je reste térrée chez moi, évitant le bureau un maximum de façon à ne pas m'assoir sur l'immense fauteuil devant lui pour y passer la journée/soirée/nuit. Pourtant, en vacances, les activités ne manquent pas. Je vais dans ma piaule, je sors mon stylo quatres couleurs et exquisse quelques dessins étranges sur une feuille A4 avant de la jeter dans la poubelle (ou par la fenêtre, de façon à agacer Dame Nature).
[ Je me sens comme un petit enfant (...) ]
Sinon, il y à la guitare, les cours que je loupe au fil des semaines. "Une autre fois", me dit mon accolyte musicienne. Mes doigts tremblent à force de vouloir gratouiller la corde. Des fois je sors, je cours dans l'herbe avec mon berger belge, seul bénéficiaire de mon amour sans limite et, bien sur, réciproque vu la bave dans mes cheveux après la promenade. "C'est ça ta façon de me remercier ?", lui demandais-je sans vraiment attendre de véritable réponse. Je pourrais aussi regarder la télé mais nan, désolé, trop "no-life" pour moi. Les tache-ménagères ? Oh, merde, trop fatiguant, je ferais ça plus tars. Ou jamais. Pour l'instant, je préfère écouter de vieux 45 tours de Vanessa Paradis, Pink Floyd ou R.E.M en ingurgitant des cookies. Et puis pourquoi pas d'abord ?Je ris alone. La solitude me monte à la tête.
Avec une pointe de bétise, Margot.